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Remeron
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Remeron

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Principe actif: Mirtazapine
Conditionnement Par unité Prix
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Pharmacie certifiée
Garantie de remboursement

Remeron est un antidépresseur à base de mirtazapine. Il est destiné aux adultes traités pour un épisode dépressif majeur, notamment quand l’anxiété et les troubles du sommeil sont présents. Il agit sur certains neurotransmetteurs et peut améliorer l’humeur tout en favorisant un sommeil plus réparateur.

Qu’est-ce que c’est ?

Remeron est le nom commercial, et la mirtazapine est la substance active. Dans la famille des antidépresseurs, la mirtazapine se distingue par un profil souvent choisi quand la dépression s’accompagne d’insomnie, de perte d’appétit, ou d’une anxiété marquée. L’objectif n’est pas d’« endormir » le patient, mais de remettre de la stabilité émotionnelle et du sommeil réparateur, deux leviers qui aident aussi le moral à remonter.

Ingrédients

Substance active : mirtazapine. Excipients : varient selon le dosage et le fabricant (comprimés pelliculés ou comprimés orodispersibles) et peuvent inclure des agents de charge, liants, désintégrants, édulcorants/arômes et un pelliculage.

Comment l’utiliser ?

Présentation Forme
30 mg comprimé pelliculé
Si une somnolence matinale gêne, le réglage le plus utile n’est pas toujours la dose : l’heure de prise (plus tôt le soir) peut changer la journée du lendemain.
Si vous avez un travail avec conduite tôt le matin, testez d’abord un soir sans contrainte le lendemain : la somnolence peut être imprévisible la première semaine.
  • Prendre Remeron « quand on y pense » : la régularité influence la sédation, le sommeil et l’adaptation des récepteurs.
  • Déplacer la prise à la nuit profonde après un réveil : le lendemain devient brumeux, avec une inertie au réveil plus marquée.
  • Arrêter d’un coup dès que ça va mieux : risque de rebond d’insomnie et de symptômes de sevrage (irritabilité, nausées, vertiges).
  • Mélanger avec de l’alcool pour « renforcer le sommeil » : la sédation se cumule, et la qualité du sommeil peut se dégrader.
Si une prise a été oubliée, la règle simple est d’éviter le rattrapage en double : cela augmente surtout la somnolence et les étourdissements.

Comment ça marche ?

  • Voie : orale (comprimés).
  • Dose initiale habituelle (adulte) : 15 mg/jour.
  • Adaptation : augmenter par paliers à 30 mg/jour, puis si nécessaire jusqu’à 45 mg/jour selon réponse et tolérance.
  • Fréquence : 1 prise/jour (le plus souvent) ; possibilité de 2 prises/jour (matin et soir) si fractionnement prescrit.
  • Moment de prise : de préférence le soir au coucher ; avec ou sans repas.
  • Durée : réévaluer après 2 à 4 semaines ; poursuivre généralement au moins 6 mois après amélioration pour limiter les rechutes, selon avis médical.

Indications

L’indication de référence de Remeron est le traitement des épisodes dépressifs majeurs chez l’adulte. Dans la vraie vie, il est aussi choisi quand on veut un antidépresseur qui aide souvent le sommeil et l’appétit, parce que ces symptômes pèsent lourd sur la récupération.

Les médecins peuvent aussi l’envisager dans des situations où l’anxiété est au premier plan, en restant dans une stratégie de prise en charge de la dépression validée. Le cadre réglementaire et les données d’évaluation en Europe sont accessibles via les documents de référence de l’EMA [2].

Comparaison

Remeron (mirtazapine) se compare surtout aux ISRS et aux antidépresseurs tricycliques par son équilibre « sommeil/appétit » versus « activation ». Les ISRS comme Zoloft (sertraline), Prozac (fluoxétine), Celexa (citalopram), Lexapro/Cipralex (escitalopram) sont souvent choisis pour anxiété et dépression, avec un profil plus « neutre » sur la somnolence, mais une fréquence plus élevée de troubles digestifs et de dysfonction sexuelle selon les patients. Les tricycliques (Amitriptyline/Elavil, Pamelor, Tofranil, Anafranil) sont efficaces dans certains tableaux, mais ils exposent plus à des effets anticholinergiques (constipation, rétention urinaire, confusion) et à des risques cardiaques, ce qui limite leur emploi chez certains profils. Cymbalta (duloxétine, IRSNa) peut aider quand la douleur chronique coexiste, mais peut être plus « activant » et augmenter la tension chez certains.

Médicament (exemples) Classe
Remeron (mirtazapine) NaSSA
Zoloft, Prozac, Celexa, Lexapro/Cipralex ISRS
Anafranil, Tofranil, Amitriptyline/Elavil, Pamelor Tricycliques
Cymbalta IRSNa

Choisir n’est pas une question de « meilleur ». C’est une question de symptômes dominants et de tolérance. Dans la pratique, quand l’insomnie et la perte d’appétit font dérailler la récupération, Remeron est souvent envisagé plus tôt qu’un ISRS, car dormir change vite la trajectoire du quotidien [3].

Contre-indications

  • Hypersensibilité/allergie à la mirtazapine
  • Association avec un IMAO (inhibiteur de la monoamine oxydase) en cours ou récente
  • Prudence en cas d’antécédents de convulsions mal contrôlées
  • Insuffisance hépatique grave
  • Insuffisance rénale grave
  • Grossesse ou allaitement (sauf décision médicale après évaluation bénéfice/risque)
  • Associations augmentant la sédation et la baisse de vigilance : alcool, benzodiazépines, hypnotiques, opioïdes
  • Association avec d’autres médicaments sérotoninergiques (certains antidépresseurs, tramadol, triptans, lithium) : risque de syndrome sérotoninergique
  • Warfarine : surveillance renforcée possible
  • Médicaments allongeant l’intervalle QT : prudence chez les personnes à risque cardiaque, notamment en cas d’hypokaliémie ou de bradycardie

Non recommandé pour

Remeron ne se résume pas à « ça endort ». Il a des précautions qui comptent, surtout en cas de traitements associés.

Si ce traitement n’est pas adapté à votre situation, cela peut être notamment parce que vous avez déjà fait une réaction allergique à la mirtazapine, parce que vous prenez (ou avez pris récemment) un IMAO, ou parce que vous avez une maladie du foie ou des reins importante.

Il faut aussi être particulièrement prudent si vous avez des antécédents de convulsions, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, et si vous prenez des substances qui majorent la somnolence (alcool, somnifères, anxiolytiques, opioïdes) ou des médicaments pouvant interagir (traitements sérotoninergiques, certains médicaments cardiaques qui allongent le QT).

Effets secondaires

Les effets secondaires les plus fréquents de Remeron sont la somnolence/fatigue, l’augmentation de l’appétit avec prise de poids, la sécheresse buccale et les étourdissements. La somnolence peut être un avantage si l’insomnie est sévère, mais elle devient un frein si la vigilance est requise tôt le matin. Le vertige survient souvent au lever, par baisse transitoire de la tension (hypotension orthostatique), surtout au début.

Effets fréquents rapportés en pratique :

  • Somnolence, sensation de « tête lourde » au réveil
  • Augmentation de l’appétit, grignotage plus facile le soir
  • Prise de poids au fil des semaines
  • Bouche sèche, constipation
  • Étourdissements lors du passage assis → debout

Effets plus rares mais sérieux à connaître :

  • Idées suicidaires, agitation inhabituelle, virage maniaque chez les personnes avec trouble bipolaire connu ou non diagnostiqué
  • Réactions cutanées sévères (éruption étendue avec atteinte des muqueuses)
  • Baisse des globules blancs (agranulocytose) : fièvre, angine, ulcérations buccales inexpliquées
  • Hyponatrémie (sodium bas) surtout chez la personne âgée : confusion, chutes, grande fatigue

Une nuance utile : la bouche sèche n’est pas juste un inconfort. Elle favorise caries et gingivite si elle dure.
La prise de poids est souvent progressive.

Pour la sécheresse buccale, les pastilles sans sucre ou un spray salivaire peuvent aider, et un verre d’eau au chevet évite le réveil nocturne « bouche collée ».

Erreurs courantes

Les erreurs ne sont pas des fautes morales. Elles expliquent souvent un échec ou une mauvaise tolérance.

  • Prendre Remeron « quand on y pense » : la régularité influence la sédation, le sommeil et l’adaptation des récepteurs.
  • Déplacer la prise à la nuit profonde après un réveil : le lendemain devient brumeux, avec une inertie au réveil plus marquée.
  • Arrêter d’un coup dès que ça va mieux : risque de rebond d’insomnie et de symptômes de sevrage (irritabilité, nausées, vertiges).
  • Sous-estimer les calories liquides et les snacks du soir : la prise de poids vient souvent d’ajouts discrets plutôt que de repas « énormes ».
  • Mélanger avec de l’alcool pour « renforcer le sommeil » : la sédation se cumule, et la qualité du sommeil peut se dégrader.
Si une prise a été oubliée, la règle simple est d’éviter le rattrapage en double : cela augmente surtout la somnolence et les étourdissements.

Avis des médecins

En consultation, un schéma revient : le sommeil s’améliore d’abord, puis l’énergie remonte, puis l’humeur suit. Ce décalage crée parfois une inquiétude inutile à la semaine 2, alors que le calendrier est classique. Les prescripteurs surveillent aussi le virage maniaque chez les personnes vulnérables, parce qu’un antidépresseur peut lever l’inhibition avant de stabiliser l’humeur.

Autre observation fréquente : certains patients décrivent une faim plus « mécanique » le soir, même sans envie émotionnelle de manger. Ce signal est utile pour adapter les habitudes (collations planifiées, protéines/fibres au dîner) plutôt que de subir des grignotages répétés. Les cliniciens s’appuient aussi sur les recommandations internationales de prise en charge de la dépression, dont celles soutenues par l’OMS, pour articuler médicament, suivi clinique et objectifs fonctionnels concrets (sommeil, reprise d’activité, socialisation) [4].

Questions fréquemment posées

Beaucoup de patients sentent un changement sur le sommeil en quelques jours, alors que l’amélioration de l’humeur prend souvent plusieurs semaines. Cette dissociation est classique avec la mirtazapine et peut éviter de conclure trop vite à un échec. Si, après quelques semaines, aucun bénéfice fonctionnel n’apparaît, le prescripteur réévalue la stratégie. Repère clinique issu des données d’évaluation européennes : l’EMA décrit un effet antidépresseur qui se construit avec la continuité du traitement .

La prise de poids est un effet indésirable connu, lié surtout à l’augmentation de l’appétit et à des choix alimentaires facilités le soir. L’intensité varie : certains ne bougent pas, d’autres prennent plusieurs kilos en quelques mois. La prévention est plus simple que la correction : structurer le dîner, prévoir une collation planifiée, et suivre le poids une fois par semaine aide beaucoup. En 2026, l’ANSM rappelle dans ses documents de bon usage que le suivi des effets métaboliques et de l’appétit fait partie de la surveillance des antidépresseurs sédatifs [5].

L’alcool additionne la sédation de Remeron et augmente le risque de baisse de vigilance, de chute, et d’endormissement non voulu. Certaines personnes ressentent aussi une humeur plus instable le lendemain, même avec de petites quantités. Si l’alcool est présent, la question utile est la sécurité (conduite, machines, escaliers la nuit), plus que la quantité exacte. Recommandation cohérente avec les messages de prévention santé portés par l’OMS sur la réduction des risques liés à l’alcool et aux médicaments sédatifs .

La somnolence est souvent maximale au début, puis s’atténue à mesure que le corps s’adapte. L’heure de prise compte : pris trop tard, l’effet déborde sur le matin. Chez certains, l’effet « brouillard » persiste et devient limitant, ce qui amène à ajuster la prise ou à changer de traitement. Les documents de référence de l’EMA décrivent la somnolence comme un effet fréquent de la mirtazapine .

La conduite habituelle est de prendre la dose oubliée si l’on s’en rend compte assez tôt, puis de reprendre le rythme habituel, sans doubler la prise. Le doublement expose surtout à plus de somnolence, d’étourdissements et de bouche sèche. Si l’oubli est constaté tard dans la nuit, le risque est d’être très ralenti le lendemain matin. Les conseils de bon usage relayés par l’ANSM insistent sur la régularité et sur l’évitement des rattrapages risqués .

Oui, certains patients rapportent des rêves plus vifs, parfois dérangeants, surtout au début. Ce n’est pas un signe de danger en soi, mais cela peut fragmenter le sommeil et donner une fatigue paradoxale. Un ajustement de l’heure de prise, et la réduction de l’alcool le soir, peuvent limiter le phénomène. Ce type d’effet sur le sommeil et la qualité des rêves fait partie des retours observés avec plusieurs antidépresseurs agissant sur la sérotonine, selon des synthèses cliniques discutées au niveau européen .

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Remeron — Comparaison avec les alternatives

Avis et expériences

C
Claire, 34
Lyon
8 semaines
Vérifié
Les trois premières nuits, j’ai dormi comme une pierre et j’étais un peu ralentie le matin. À partir de la 3e semaine, mon anxiété a baissé et j’ai recommencé à sortir. J’ai dû surveiller les grignotages du soir.
14/11/2024
N
Nicolas, 41
Toulouse
3 mois
Vérifié
Effet net sur l’endormissement dès la première semaine. Par contre j’ai pris du poids et j’ai eu la bouche sèche, surtout la nuit. J’ai corrigé en buvant plus et en évitant les biscuits après dîner.
03/02/2025
S
Sarah, 28
Paris
5 semaines
Vérifié
Le sommeil s’est amélioré vite, mais l’humeur a mis plus de temps. Semaine 2 j’ai douté, j’étais fatiguée. À la semaine 5, j’avais moins de ruminations.
22/08/2024
M
Marc, 52
Nantes
10 jours
Vérifié
J’ai arrêté au bout de 10 jours parce que je me sentais trop somnolent au réveil et je conduis tôt. Dommage, l’anxiété commençait à se calmer. Je pense que l’heure de prise n’était pas adaptée pour moi.
09/01/2025

Sources

  1. European Medicines Agency (EMA) (2026). Mirtazapine: Summary of Product Characteristics (SmPC) — pharmacodynamic properties and adverse reactions.
  2. European Medicines Agency (EMA) (2026). Assessment report for mirtazapine-containing medicinal products (European public assessment information).
  3. Cochrane (2025). Mirtazapine for major depressive disorder in adults: systematic review update.
  4. World Health Organization (WHO) (2026). Depression: evidence-based treatment guidance and risk-reduction considerations.
  5. ANSM (Agence nationale de securite du medicament) (2026). Bon usage des antidépresseurs: surveillance clinique, interactions et conduite à tenir en cas d’effets indésirables.
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